2 100,00 €
« It’s always the sun » marque un tournant audacieux dans mon parcours : mon premier passage au grand format. Ce mandalala hypnotique, né en septembre 2022, refuse les thèmes imposés pour laisser place à l’intuition pure. Entre l’énergie des Stranglers et la force des éléments naturels, cette œuvre sur isorel est une invitation à perdre son regard dans l’infini du détail pour y trouver une forme de sérénité solaire.
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– Titre : It’s always the sun
– Dimensions : 98 x 58 cm
– Support : Peinture acrylique sur plaque d’isorel (5 mm) avec châssis bois
– Technique : Fond à l’acrylique (2 à 3 couches), détails aux feutres acryliques à main levée
– Date de création : Septembre 2022
– Style : Mandalala grand format, abstraction intuitive et symbolisme organique
Est-il envisageable de ne pas insuffler d’intention dans ses tableaux ? Pour « It’s always the sun », j’ai choisi de laisser l’audace du lâcher-prise l’emporter. Cette absence de thème volontaire offre à chacun le privilège d’y voir ce qu’il souhaite, sans barrière culturelle. C’est le plaisir brut du « j’aime » ou « je n’aime pas », une rencontre directe entre ton regard et l’énergie qui se dégage des cernes. Libre à toi de ressentir la vibration des couleurs sans chercher de justification académique.
Ce tableau occupe une place particulière : c’est mon premier mandalala en grand format. Après avoir tâtonné sur du papier A4 ou A3, j’ai eu besoin d’affronter mes appréhensions face aux dimensions plus imposantes. L’isorel, récupéré en grande surface, a été mon allié pour me décomplexer. Pas de peur de gâcher une toile coûteuse, juste la liberté de tracer des cercles qui s’étalent hors du cadre, rendant hommage à la poussée complexe et sacrée du bois des arbres.
Même si je ne cherchais pas de message, une chanson des Stranglers, « It’s always the sun », a tourné en boucle dans mon esprit durant toute la création. Ses paroles évoquent un mélange de cynisme face au monde et la constance du soleil comme forme d’espoir. C’est exactement ce que j’ai fini par transcrire sans le vouloir : une résilience lumineuse. Toutes ces couches de peinture et cette multitude de détails sont pour moi des excuses pour focaliser mon cerveau et éviter qu’il ne s’égare dans des ruminations stériles.
Le processus est resté fidèle à ma méthode : un tracé au crayon gris à main levée suivi d’une répartition intuitive des teintes. J’y ai intégré mes thèmes de prédilection, reproduits à l’infini : les vagues pour l’eau, les rayons pour le soleil, des estampes japonaises stylisées pour la terre. On y retrouve aussi des cœurs pour nos interdépendances et des flèches symbolisant le cycle éternel de la vie. Quant à mon talent de devin… j’ai intitulé l’œuvre ainsi avant que les étés bretons ne deviennent pluvieux, preuve que l’art est parfois plus optimiste que la météo !
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