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Une œuvre monumentale et ironique qui explore la finitude à travers des teintes froides et des motifs abyssaux. Entre cernes de bois et symbolique mexicaine, ce mandalala de Fabien Trarieux interroge notre condition commune avec une précision chirurgicale.
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– Titre : Celle qui mettra tout le monde d’accord
– Date de création : Novembre 2022
– Technique : Peinture originale à l’acrylique
– Support : Isorel de 5mm avec châssis bois robuste
– Dimensions : 98 x 58 cm
– Finition : Vernis de protection pour la postérité des pigments
Après avoir exploré la lumière avec mes fleurs et mes soleils aux teintes chaleureuses, j’ai ressenti le besoin viscéral d’équilibrer la balance. Si la joie de vivre est un moteur, n’oublions jamais la seule certitude qui nous unit tous : notre finitude. Cette œuvre est un clin d’œil ironique aux Calaveras mexicaines, mais là où le Mexique célèbre les morts dans une explosion de chaleur, j’ai choisi la froideur du bleu et la neutralité du gris pour illustrer ce thème qui hérisse souvent les vivants.
Le tableau est construit comme une série de cernes de bois, évoquant l’âge et la vieillesse qui nous entourent inexorablement. Chaque couleur est un choix délibéré pour guider l’œil vers le vide. Le gris incarne cette zone intermédiaire, ce repos éternel où tout s’efface. Le bleu, froid et abyssal, nous projette vers le mystère du ciel et de l’océan, lieux de passages incertains. Enfin, le mauve apporte cette touche de spiritualité liée au deuil, soufflant le faux espoir d’une nouvelle existence.
Comme dans tous mes mandalalas, la lecture se fait dans le détail des motifs. Vous y trouverez des ossements illustrant notre décrépitude, mêlés à des cœurs et des graines symbolisant le cycle de la vie. Les flèches stylisées indiquent les directions opposées de nos existences, tandis que les motifs serrés évoquent la multitude infinie de nos prédécesseurs. Nous marchons littéralement sur un amoncellement de siècles passés, une idée qui, je l’avoue, me fait sourire.
Qu’on ne s’y trompe pas : cette peinture originale n’est l’éloge d’aucune religion. C’est une clarification sur notre condition. Je ne peins pas l’au-delà, mais la réalité crasse de la mort qui met, enfin, tout le monde d’accord. Que vous soyez riche, célèbre ou inconnu, ce sujet nous unit sans distinction.