La vie avec un chien, c’est parfois une succession de choix imposés par les circonstances, une traversée de souvenirs, d’attachements et de séparations. De Poussy à Tikka, chaque compagnon à quatre pattes a laissé dans mon existence une empreinte singulière, à la fois tendre et indélébile. Ces histoires d’attachement définissent une partie de ce que je suis aujourd’hui.
Qu’est-ce qui définit si notre sympathie est plus orientée vers les chiens ou les chats ? Est-ce comme pour nos préférences culinaires, souvent ancrées dans l’enfance ? J’ai une nette attirance pour les canidés, sans doute parce que c’est l’animal domestique auquel j’ai été confronté, tout petit. Mes histoires d’attachement commencent d’ailleurs avec Poussy, une setter anglaise adoptée à la SPA qui m’a appris la douceur et la discrétion, jusque dans son dernier adieu dans le bar familial.
Toutes mes histoires d’attachement n’ont pas été simples. Il y a eu Michto, ce Border Collie dont la violence soudaine envers mes enfants a brisé la confiance. Prendre la décision de l’euthanasie a été un traumatisme, un K.-O. technique dont les larmes remontent encore aujourd’hui. C’est aussi cela, vivre avec des animaux : assumer la responsabilité de protéger sa meute humaine, même au prix d’un déchirement intérieur.
Plus tard, dans le Lot, j’ai croisé la route de Paulette, dite « La Crabière ». De son cheptel indiscipliné sont nés Galo et Boum. Des chiens de caractère, protecteurs et redoutables chasseurs, qui ont partagé mon quotidien avant que les aléas de la vie et les séparations ne nous éloignent. Ces histoires d’attachement se sont parfois terminées dans la douleur de l’absence et la culpabilité de n’avoir pu les garder auprès de moi lors de mes errances.
Après trois ans de négociations avec mon Amoureuse, Tikka est entrée dans nos vies en juin 2022. Une petite boule de poils noire aux yeux vairons. Avec elle, j’ai voulu réécrire mes histoires d’attachement sur de nouvelles bases : la bienveillance, le murmure à l’oreille plutôt que la domination, et une éducation basée sur le jeu et les câlins.
Tikka est mon miroir : parfois peureuse, méfiante envers les congénères, mais capable d’une tendresse absolue. Elle m’accompagne chaque jour, posée sur son paillasson, témoin silencieux de mes doutes et de mes créations.
C’est Tikka qui a provoqué une récréation artistique inattendue. Un lundi matin, j’ai eu envie de la dessiner dans son sommeil. Ce simple jet a ouvert une parenthèse créative en dehors de mes mandalalas habituels. J’ai testé plusieurs techniques :
– Première ébauche aux crayons de couleur de ma fille
– Esquisse numérique retouchée sur Procreate
– Études à l’aquarelle et au crayon gris
– Style BD avec aquarelle et stylo plume à encre noire
Malgré quelques « pâtés de gras » sur le papier et une table à dessin temporairement hors service, ce plaisir de dessiner sans pression m’a fait un bien fou. C’est aussi ça, la magie de nos histoires d’attachement : elles nous poussent à explorer de nouveaux chemins de traverse, même quand on se croit monomaniaque.
En attendant de reprendre mes pinceaux pour de nouveaux projets, je vous laisse avec cette mélodie qui résume bien mon état d’esprit : « Pas sur la tête de mon chien ».
Caresses et bécots à l’œil.
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