art dégénéré

Art dégénéré : Genèse et symbolique

« Art dégénéré » est l’une des premières tentatives sur un papier A3 d’un visage avec la technique de mes mandalalas. Il date de 2018, mais le mois reste nébuleux, comme je ne l’ai pas indiqué sur le tableau, je n’en sais rien. En plus de changer de signature souvent, il m’arrive de faire mon coquet et de ne pas indiquer la date.

J’ai dû entendre le terme d’art dégénéré en écoutant la radio ou un podcast. Il devait parler de ces deux expositions qui se tenaient en parallèle sous l’Allemagne de 1937. La première mettait en valeur l’art « digne » selon les aryens, faite de croûtes réalistes mettant en scène des arrièrés mentaux dans toute leur splendeur (fade et ridicule pour ma part). Le salut de l’art pictural se devait d’être dans l’abstraction et le symbolique. Des trucs bien faits, avec de la technique, certes, mais morts dans ce qu’ils pouvaient faire ressentir.

Le lendemain, l’autre exposition s’intitulait « Art dégénéré » et ses contemporains pouvaient se délecter d’art brut, primal. Devinez qui a attiré le plus les foules ? Je vous le donne en quinze : l’art dégénéré. Petite victoire malgré tout, l’exposition « validée » n’a attiré que 500 000 visiteurs contre plusieurs millions pour les « dégénérés ». Ha les cons !

L’approche de l’Art Brut et la survie

Je ne prétends pas faire de l’art brut. Pour ça, il faudrait que je me foute complètement de vivre de mon art. Cependant, je me rends compte que je m’en approche de plus en plus. Vivre de mon art, un jour si je le peux, ça serait vraiment l’idéal, le rêve. Mais je ne compte pas me trahir pour autant. Je ne suis plus sensible comme avant à la flatterie ou au dénigrement. Il est devenu une évidence que je peins égoïstement pour moi, voire pour ma propre survie.

Je refuse désormais les expositions physiques. Elles demandent des déplacements de dingues et tu peux courir pour te faire rémunérer pour le simple fait que tu embellis un lieu public. Désormais tout se passera par internet, ainsi je ne risque plus d’abîmer mes tableaux durant les déplacements.

Écriture et influences : Le clin d’œil à Basquiat

Le titre de l’œuvre est manuscrit à l’intérieur même du visage. C’est un petit clin d’œil à Jean-Michel Basquiat dont l’exposition parisienne des années 90 m’a marqué à vie. J’adore l’écriture dans les tableaux. Les dissonances entre les courbes des dessins et l’universalité des écritures, je kiffe.

Technique et symbolisme du visage

Sinon, voici comment j’ai procédé : des traits passés rapidement au crayon gris pour en délimiter les contours et pour m’amuser avec les couleurs. Contrairement à mes habitudes actuelles, les Posca y sont allés de bon cœur. Sans doute y reviendrais-je, le résultat est pour ma part assez plaisant.

Tous mes symboles de prédilection y sont :

– Organes : vulves, clitoris, pénis et testicules
– Cycles : la mort, les éléments, les vagues
– Influences : estampes japonaises et pointillés de l’art aborigène
– Éléments : cœurs, fleurs, mes incontournables flèches

Et tout ce qui peut donner l’illusion de tourner dans un sens ou d’être placé à l’endroit, tournera dans l’autre ou sera positionné à l’envers. Pour finir, « Art dégénéré » a traversé les années au point de le faire scanner pour le vendre et en faire des reproductions, au même titre que mes formats plus récents.

Caresses et bécots à l’oeil.

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