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« Art dégénéré » est une œuvre charnière datant de 2018, marquant les premières explorations de Fabien Trarieux dans le portrait au style mandalala. Entre hommage historique aux artistes spoliés de 1937 et affirmation d’une survie créative personnelle, ce tableau aux feutres Posca sature l’espace de symboles organiques et de clins d’œil à Basquiat. Une pièce de collection qui revendique la liberté absolue de l’acte de peindre.
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– Titre : Art dégénéré
– Format : Papier A3 (29,7 x 42 cm)
– Date de création : 2018 (période nébuleuse)
– Technique : Crayons gris, feutres Posca colorés et écriture manuscrite
– Style : Portrait mandalala, symbolisme organique et influences aborigènes
– Particularité : Première tentative majeure de visage en mandalala, titre manuscrit intégré à la composition.
Le terme « Art dégénéré » n’est pas choisi au hasard. Il fait écho aux expositions de 1937 sous l’Allemagne nazie, où l’art brut et l’abstraction étaient condamnés au profit d’un réalisme aryen fade et sans vie. Ironie de l’histoire : l’exposition « dégénérée » attira des millions de curieux, prouvant que la force du symbole et de l’art primal survit toujours à la censure haineuse. Ce tableau est mon humble salut à ces artistes spoliés, juifs, communistes ou dits « fous », dont la technique servait le ressenti pur.
Bien que je ne prétende pas faire de l’art brut au sens strict — ce courant où l’on crée sans aucun souci d’exposition ou de vente — je m’en rapproche chaque jour davantage. Aujourd’hui, je ne peins plus pour la flatterie, mais pour mon propre bonheur, voire pour ma survie. Ce tableau de 2018 marque cette transition. C’est aussi pour protéger cette intégrité que je refuse désormais les expositions physiques : plus de déplacements épuisants, plus de risques d’abîmer les œuvres. Tout se passe ici, de moi à toi, via l’écran.
Tu remarqueras le titre écrit à même le visage. C’est un clin d’œil direct à Jean-Michel Basquiat, dont l’exposition parisienne des années 90 m’a marqué à jamais. J’aime cette dissonance entre la courbe du dessin et l’universalité de l’écriture. À l’intérieur du visage, mes symboles de prédilection foisonnent : vulves, clitoris, pénis, cœurs, vagues japonaises et flèches explosives. Le tout est ponctué de pointillés inspirés de l’art aborigène, créant une illusion de mouvement où tout semble tourner à l’envers.
Contrairement à mes travaux actuels souvent limités au noir et blanc pour les détails, « Art dégénéré » explose de couleurs grâce aux feutres Posca. Les traits de crayon gris délimitent un chaos organisé où je me suis amusé à saturer l’espace. C’est l’un des rares tableaux anciens que je supporte encore de regarder avec plaisir aujourd’hui. Numérisé et scanné avec soin, il traverse le temps pour devenir accessible sous forme de reproductions fidèles à l’énergie de 2018.