Balades sauvages sur la presqu’île de Gâvres
Oui, bon, je sais, les couchers et les levers de soleil, c’est complètement réchauffé, vu et revu. Seulement, je vous l’assure, il m’arrive d’en voir encore qui me coupent le souffle. Je ne m’en lasse pas. Ici, sur la presqu’île de Gâvres, pas de palmier, pas de cocotier, mais de la roche bien rugueuse à t’en lacérer les doigts lorsque tu agrippes un rocher pour faire plaisir à tes enfants qui te supplient de le soulever dans l’espoir d’y apercevoir un crabe ou une crevette à déguster crue. Une végétation rase, balayée par les vents salins où quelques pins subsistent malgré tout. Des ronces, des ajoncs qui te caressent les mollets telle une râpe à fromage lorsque tu les approches de trop près. Quelques pruniers sauvages à la pousse diagonale dont les branches s’inclinent, saisons après saisons, au souffle des vents dominants. Des arroches maritimes cramées cette année par les multiples tempêtes qui nous ont balayées la tronche, comme à peu près toute la verdure du littoral.
L’émerveillement, une torture auditive
Face à cette flore immobile, l’océan et ses vagues me pulvérisent les tympans lorsque le moral est au plus bas et que le moindre son un peu trop fort devient une torture auditive. Paraît-il qu’en Bretagne, il ne pleut que sur les cons. Je le suis autant, un peu comme tout le monde, que je déteste cette expression. Les soleils couchants ou levants n’ont pas été légion cet hiver. L’émerveillement n’en est que plus savoureux lorsqu’ils s’offrent aussi généreusement. Et toutes ces photographies détiennent des palettes de couleurs qui leur sont propres. Ces quelques rayons de lumière ont pu réchauffer les âmes de celles et ceux qui ont eu la chance de les apercevoir.
Mes meilleurs piliers : le chien et les moutes
Merci à ma chienne de me forcer à bouger le cul. Sans elle, il n’en serait qu’encore plus bombé si elle ne m’incitait pas à la promener. Merci à mes loulous, surtout la petite dernière qui raffole de ces balades, parfois même après une journée d’école. Sans elles, ces quelques photos n’existeraient sans doute pas.
Fin de la saison des clichés
La belle saison arrivant, je n’en posterai plus. Les touristes vont débarquer à la pelle. Les alignements de smartphones, matinaux à l’est et entre chien et loup à l’ouest, risquent de dégueuler de clichés identiques à quelques mètres prêts. Autant ne pas en rajouter et les savourer secrètement la rétine nue.
J’le jure sur la tête de mon frère, pas sur la tête de mon chien, lui c’est mon copain.
Caresses et bécots à l’œil.
P.S: la p’tite chanson qui va bien à la fin