La beauté silencieuse des matières
Dans ce monde en mouvement perpétuel où le chaos semble régner en maître, il est parfois facile de passer à côté de la beauté discrète et immuable des choses inertes qui nous entourent. Je m’attarde souvent sur des éléments qui, bien que dénués de vie, dégagent une beauté indéniable à mes yeux.
Matières : de l’eau au plastique, fragments d’un regard
L’eau, fluide et captivante, j’en contemple souvent ses multiples états. L’onde du vent sur une flaque stagnante à marée basse est littéralement hypnotisante.
Le verre brisé, avec ses reflets et ses angles, illustre nos fragilités et notre résilience. Il capture la lumière, créant des jeux de reflets et d’ombres qui invitent à la réflexion sur l’imperfection.
Le bois, avec ses veinures et sa texture, évoque la force tranquille. Des années de croissance, de lutte contre les éléments, sont inscrites dans chaque fibre, dans chaque branche.
La pierre, solide et immuable, porte en elle les traces du passé. Des millions d’années d’érosion ont sculpté des formes uniques et des motifs complexes. Chaque rocher est une œuvre d’art,… ou de la friabilité de l’existence lorsqu’elle devient sable.
La rouille, avec sa couleur terreuse et ses nuances chaudes, est le témoin silencieux du passage du temps sur le métal, sur nos chairs où les rides se dessinent et les imperfections s’accentuent.
Le plastique, symbole de notre époque moderne, porte en lui l’artifice de l’empreinte humaine. Sa forme contraste avec la beauté organique des autres matières, nous rappelant notre impact sur l’environnement et la nécessité de préserver la nature qui nous entoure.
À suivre la galerie des photos en question.
Caresses et bécots à l’œil.
P.S : Baaaah non, pas de vidéo musicale, là.