retour sur mes autoportraits de 1997

Retour sur une époque sombre et créative

À cette époque, la morosité régnait : mes premières incursions dans le monde des addictions, des influences à peine voilées du trait d’Egon Schiele (avant que je ne découvre son sinistre penchant pour les jeunes filles), et la découverte de Charles Bukowski.

Le rituel du retour du lycée

Pourtant, je regrette ces vieilles habitudes. Je me revois rentrant du lycée après une heure et demie de trajet en transport en commun, jetant mon sac, ignorant superbement les devoirs à rendre dans les jours à venir, et déversant ma bile sur des feuilles au format raisin.

La chambre-atelier, refuge et exutoire

Je m’enfermais alors dans ma chambre-atelier, travaillant sur une vieille et imposante table à dessin en bois d’architecte (depuis disparue). Aquarelle, acrylique, écoline, plume déchirant le papier volontairement, texte tapé sur ma toute première machine à écrire : de nombreux autoportraits sont nés dans des états qui auraient pu être alarmants, si je ne savais pas si bien simuler.

Autoportraits perdus et souvenirs jetés

Ne me rappelant plus du tout de leurs titres, je les ai tous renommés « Autoportrait » et datent tous approximativement de l’année 1997. Tous ont fini à la poubelle. Soit donnés puis, au final, jetés par leur nouveau propriétaire ou par moi-même, lassé du reflet et des souvenirs nauséabonds qu’ils me renvoyaient.

Entre nostalgie et mise en garde

J’ai retrouvé des photos de ces œuvres et je les partage ici. Est-ce par nostalgie ou plutôt comme mise en garde, pour me rappeler de ne pas retomber dans de vieux travers ? Forcément à cette époque là, j’écoutais Mano Solo… Caresses et bécots à l’œil.